• Le grand tiroir

     

     

    Dans ce tiroir sont rangés les textes suivants :

        

        À la bonne heure

        Beautés

        Bonne année

        Comme un jour sans toi 

        Dansons

        Está nevando

        Il y a quelque chose qui cloche !

        Imposture

        Jusqu'à quand ?     

        La gagne

        Lamento

        La veuve du soleil

        L'échange

        Le danger

        Le dinosaure

        Le dîner

        Le mur

        Les coquelicots

        Les dimanches

        Les hirondelles

        Les mois sombres

        Les petits riens

        Les rides

        Le temps de la biture

        Lunes libertines 

        Mes nuits de rêve

        Nos antipodes

        Octopussy

        Sur le chemin de l'équilibre

        Tant pis pour la promenade

        Tendre Éternité

        Tes regrets

        Toi et moi

        Un air d'été   

        Une maison hantée

        Vilaine

        WhatsApp (Faute de mieux)

        Zorro des autres

  •  

    Le danger se rit de l'ange

    Dont l'amour ailé te lange,

    Il veut corrompre ton cœur ;

    C'est un insecte piqueur,

    Un nuisible

    Invisible

    Qui finit souvent vainqueur.

     

    L'ange croit mener la danse,

    Ou le pense, à l'évidence ;

    Il ne sent rien arriver,

    Continue à cultiver

    L'euphorie

    Et parie

    Sur demain, sans se priver.

     

    Le danger, bientôt, fragmente

    La musiquette charmante

    En silences tapageurs ;

    Les derniers accords majeurs

    Se délitent

    Ou militent

    Pour des solos naufrageurs.

     

    L'ange se réveille à l'heure

    Où demain n'est plus qu'un leurre ;

    Dieu qu'il te semble affadi

    Face au démon de midi

    Qui t'enlève

    À son rêve !

    Tu t'enfuis comme un bandit...

     

    Le danger, qu'il se prénomme

    Ennui, Lassitude, gomme

    Les promesses, les serments,

    Se moque des sacrements

    Quand il passe,

    Quand il casse,

    Détourne les sentiments.

     

     

     

     

    Le danger

    20760 © 2020


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    Festives rumeurs

    Au coin de la rue,

    Joviales humeurs

    Dans la clarté crue

    Curaçao melon

    Du jour le plus long.

     

    Ouvre la fenêtre.

     

    Un air entêtant

    Monte des terrasses,

    Un air envoûtant

    Parfumé de glaces

    Cerise abricot

    Et passion coco.

     

    Ouvre la fenêtre.

     

    C'est un air d'été

    Aux accords faciles,

    Un air de gaîté

    Aux notes graciles

    Qu'apporte le vent

    D'un jour bien vivant.

     

    Ouvre la fenêtre.

     

    Laisse pénétrer

    Sa fougue si tendre,

    Puisque il veut entrer,

    Ouvre sans attendre

    Et retenons-le,

    Apprivoisons-le.

     

    Ouvre la fenêtre.

     

    * * *

     

    Il est dans nos murs,

    Il est dans nos têtes ;

    Ses fleurs, ses azurs,

    Parlent d'amourettes,

    Mais c'est loin, demain,

    Donne-moi la main.

     

    Ferme la fenêtre.

     

     

     

     

    Un air d'été

    20720 © 2020


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    Tout à l'entour des blés

    Que le soleil souligne,

    Ils se sont rassemblés ;

    C'est clairement le signe

    Que l'été n'est plus loin...

     

    Les coquelicots dansent.

     

    Dans le bleu de tes yeux,

    Que le soleil exalte,

    Ils se reflètent mieux

    Qu'en mes iris d'asphalte.

    L'été sent bon le foin...

     

    Les coquelicots dansent.

     

    Dansons, si tu le veux,

    Mais même après septembre,

    Ne faisons pas comme eux,

    Quand le gris tuera l'ambre,

    Quand l'été sera loin...

     

    Les coquelicots dansent

    Seulement aux beaux jours ;

    Que les saisons s'avancent

    Sans faner nos amours ! 

     

     

     

     

    Les coquelicots

    20690 © 2020


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    Mon cœur a suivi ce matin,

    Une dernière fois, la route

    Vers ce passé pas si lointain,

    Pour digérer sa banqueroute ;

     

    Il est parti, tambour battant,

    Sonner le glas des jours de bile

    Sous un franc soleil miroitant

    Sa légèreté volubile.

     

    Il avait misé son bonheur

    Sur un cœur lâche autant qu'instable,

    Un égoïste, un vrai dîneur

    D'un soir courant de table en table ;

     

    Un cœur qui savait larmoyer

    Pour soutenir son imposture.

    Le mien se laissa foudroyer,

    Puis, en reçut l'âpre facture.

     

    Faudrait-il indéfiniment

    Pleurer un faux amour en fuite,

    Envolé vers le firmament

    Des belles promesses sans suite ?

     

    Mon cœur est allé ce matin

    Aux funérailles d'une idylle

    Construite sur du baratin

    Et des larmes de crocodile.

     

    Il est tout à toi maintenant,

    Délivré, comme neuf, et libre ;

    Que le tien lui soit attenant

    Sur le chemin de l'équilibre.

     

     

     

     

    Sur le chemin de l'équilibre

    20670 © 2020


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