• Le tiroir sans nom

     

     

    Dans ce tiroir sont rangés les textes suivants :

        À la bonne heure

        Beautés

        Bonne année

        Comme un jour sans toi 

        Está nevando

        Il y a quelque chose qui cloche !

        Jusqu'à quand ?     

        La gagne

        La veuve du soleil

        L'échange

        Le dîner

        Les dimanches

        Les hirondelles

        Les mois sombres

        Les petits riens

        Les rides

        Lunes libertines 

        Mes nuits de rêve

        Nos antipodes

        Toi et moi   

        Zorro des autres

  • Là, sur le fil tout neuf de ton prochain collier,

    Une première perle entre et se met en place ;

    Elle est de la couleur des aurores de glace

    Portant ce blanc bleuté qui nous est familier.

     

    Il faut le temps qu'il faut pour tailler chaque perle ;

    Environ trente jours, un peu plus, un peu moins.

    Chaque collier fini luit des douze témoins

    D'un âge qui se perd dans les plumes d'un merle.

     

    Mais n'y pense donc pas ! L'an n'est qu'à son début ;

    Attrape Valentin, fais danser l'hirondelle,

    Croque bien la cerise..., avant que sa chandelle

    Ne soit morte au sommet d'un Nordmann au rebut ! 

     

    S'il faut le temps qu'il faut pour tailler douze perles,

    Moi, je te les souhaite empreintes de beauté ;

    Que l'ouvrage achevé fasse ta fierté

    Et qu'il rende jaloux le plus moqueur des merles !

     

     

     

     

    * * * * * * * * * * * * 

    Je vous souhaite, à tous, une bonne année.

    Et de belles perles à inventer, trouver, façonner, tailler, enfiler, tout au long de 2019.

    Les circonstances m'auront un temps éloigné de vous, mais sachez-le, c'étaient des circonstances heureuses et positives.

    Merci infiniment pour vos pensées, messages et gentils mots reçus.

    À très vite.

    Fabrice.

     

    Bonne année

    10419 © 2018


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  • Un oiseau, sur la branche,

    A trillé tout le jour.

    Voici que se déhanche,

    Au-dessus de la cour,

    En nuisette marine,

    La veuve du soleil.

     

    Un escadron débarque

    En uniforme d'or

    Pour veiller le monarque ;

    Le grand bazar s'endort

    Sous l’œil de la tzarine,

    La veuve du soleil.

     

    L'oiseau ferme son arbre,

    Son ramage s'éteint ;

    Un silence de marbre,

    Revenu du lointain,

    L'air de rien, endoctrine

    La veuve du soleil.

     

    C'est l'heure qu'un poète

    Choisit pour s'arracher

    À sa torpeur muette ;

    Il espère coucher

    Sur sa page ivoirine

    La veuve du soleil.

     

    Un autre oiseau hulule.

    Un chien hurle à la mort.

    Un saule en pleurs pendule

    Au vent du nord qui mord.

    Pourtant, rien ne chagrine

    La veuve du soleil.

     

    Le poète s'empresse

    De tendre un traquenard

    À la belle négresse,

    Qui tombe dans son art ;

    Voici mise en vitrine

    La veuve du soleil.

     

    Quand l'aube doit renaître,

    Le roi ressusciter,

    L'oiseau bleu se remettre

    À triller, à chanter,

    Par le levant citrine,

    La veuve du soleil,

    Quoi qu'imagine et fasse

    Le poète, s'efface.

     

     

     

     

    La veuve du soleil

    10368 © 2018


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