• Le tiroir sans nom

     

     

    Dans ce tiroir sont rangés les textes suivants :

        À la bonne heure

        Beautés

        Comme un jour sans toi 

        Está nevando

        Il y a quelque chose qui cloche !

        Jusqu'à quand ?     

        La gagne

        L'échange

        Le dîner

        Les petits riens

        Les rides 

        Zorro des autres

  • Je mets les pieds dans le plat...

    Et les carottes sont cuites !

    C'est fait, je suis chocolat,

    Fondu, noyé dans tes truites.

     

    Fous de tes petits oignons,

    Mes yeux de merlan frivole

    Enflent comme des brugnons,

    Et la vapeur vole, vole...

     

    Il prend forme, le buffet ;

    Le dîner sera parfait.

     

    Je tombe dans la marmite

    Où frémissent tes bécots

    Qui me saisissent bien vite ;

    C'est la fin des haricots.

     

    Il a du pain sur la planche,

    Ton si véloce couteau,

    Mais il a l'art de la tranche !

    Me voici sur ton plateau,

     

    Cuit à cœur, tout beau, tout rose,

    Qu'une sauce blanche arrose.

     

    Ton palais de fin gourmet

    Vaudra toujours la visite,

    Ma tendreté s'y soumet ;

    Que ton appétit m'invite !

     

    Voir ta langue de visu

    M'émoustille jusqu'au centre.

    Pourvu que tu n'aies pas eu

    Les yeux plus gros que le ventre !

     

     

     

     

    Le dîner

    10248 © 2018


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  • L'appétit des mois photovores

    Est suffisamment assouvi ;

    Qu'ils retournent dans leurs amphores

    Et s'y consolent à l'envi,

    Loin de ce matin si ravi...

     

    À la bonne heure !

    J'aime les voir se déliter.

     

    Les hirondelles envolées

    Depuis l'octobre aux sanglots longs,

    Fuyant les plaines désolées,

    Les grincements des violons,

    Rendent au printemps ses galons...

     

    À la bonne heure !

    J'aime les voir virevolter.

     

    Les roses naguère meurtries,

    Aux pieds battus par les frimas,

    Frappés par des pluviométries

    À rendre fous tous les climats,

    Bourgeonnent de nouveaux schémas...

     

    À la bonne heure !

    J'aime les voir nous refléter.

     

    Tu n'avais laissé que des larmes

    Dans le creux de mon abreuvoir,

    En allant disperser tes charmes

    Chez qui voulait les recevoir ;

    J'ai cru ne jamais te revoir...

     

    À la bonne heure !

    Tu me reviens pour mieux rester.

     

     

     

     

    À la bonne heure

    10238 © 2018


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