•  

    Elle est tombée à minuit treize

    Comme l'on tombe d'une chaise,

    Comme le bon chiffre au loto,

    Sans crier gare, ex-abrupto.

     

    Je regardais danser la foule

    Qui semblait former une houle

    À deux pas de mon quai branlant

    Et de mon ennui si collant.

     

    Je n'ai pas vu son arrivée

    Dans cette pénombre abreuvée

    D'odeur d'alcools et de sueur.

    Et puis soudain, cette lueur...

     

    Ses yeux luisaient comme deux phares,

    Clignotant au son des guitares ;

    Ai-je senti mon cœur brûler ?

    Mon corps se désarticuler ?

     

    J'allais être démissionnaire,

    Remettre mon paratonnerre,

    Retrouver l'hiver de mon lit,

    M'endormir seul dans mon repli...

     

    Elle est tombée à la bonne heure,

    La foudre, comme le ciel pleure

    De joie au-dessus du désert.

    Je t'emmène au diable Vauvert !

     

    J'ai suivi sa voix jusqu'aux portes

    D'un Éden où les feuilles mortes

    Venaient toutes de reverdir,

    Pouvaient à nouveau resplendir.

     

    La fusée a touché la lune,

    Point sur le i de la nuit brune

    Qui nous lovait dans un écrin

    Déjà guetté par le pétrin ;

     

    Que retirer d'une étincelle

    Qui vous allume la chandelle

    Le temps d'un rêve à savourer,

    Mais n'est point faite pour durer ?

     

    La foudre, éphémère et volage,

    A repris son batifolage

    Avec le jour qui s'est levé ;

    Je n'ai presque rien éprouvé.

     

    Elle est tombée aux oubliettes,

    Dans les annales joliettes

    De ce qui sera mon passé...

    Épisode fini, classé.

     

     

     

     

    La foudre

    20780 © 2020


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    Bonjour,

    J'espère que vous vous portez tous et toutes bien.

    Pensées spéciales pour Zaza, Jill et Ghislaine qui sont engagées

    dans un parcours de soin ou en convalescence.

     


    J'espère que si vous êtes en vacances, vous avez le beau temps

    et en profitez comme il se doit.

    Que si vous êtes au bureau ou en télétravail, vous ne trouvez pas

    le temps trop long avant de pouvoir boucler la valise et prendre la

    poudre d'escampette.

     

    Vous l'avez peut-être remarqué, je ne suis pas très actif ces jours-ci

    sur la blogo, la faute à un accès à Internet ultra-limité, voire très

    mauvais. Me voilà perdu au fin fond de la campagne drômoise et je peux

    attester qu'il y a encore des coins en notre beau pays où l'on peut presque

    être coupé du monde (ça a des avantages, je vous l'accorde).

    Sinon, je vais très bien, je vous rassure.

     


    Je profite de ce petit passage par ici pour vous remercier d'être venu(e)s

    lire ma dernière publication. Ne m'en veuillez pas de ne pas venir vous

    rendre visite tout de suite. Déjà, pour vous écrire ce petit mot,

    pour charger UNE page d'Eklablog, ça m'a pris de longues minutes...

    pas très pratique !

    Je ne vous oublie pas pour autant.

    Que l'été vous soit agréable !

    Prenez soin de vous. À bientôt. Bises.

     

    Fabrice

     

     

     

     

     


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    Serais-je un parc d'attractions ?

    Juste un plan sur ta comète ?

    Un efface-frustrations ?

    Un craquement d'allumette ?

     

    Tu me livres tes ardeurs ;

    Je t'offre ma flamme avide

    Allée à ses impudeurs

    Pour combler ta peur du vide.

     

    J'ai la crème et le gâteau

    Les meilleurs pour ta cerise,

    Le cœur grand comme un château,

    Et, ma chambre n'est pas grise.

     

    Rien ne sert de te mentir,

    Je n'ai qu'une seule crainte :

    Te voir à jamais partir.

    Que ce soit l'ultime étreinte.

     

    J'entends ce silence lourd...

    Et ce violon qui grince,

    Me souffle-t-il que l'amour

    Fera d'un autre ton prince ?

     

     

     

     

    Dis, tu m'aimes ?   

    20770 © 2020


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    Le danger se rit de l'ange

    Dont l'amour ailé te lange,

    Il veut corrompre ton cœur ;

    C'est un insecte piqueur,

    Un nuisible

    Invisible

    Qui finit souvent vainqueur.

     

    L'ange croit mener la danse,

    Ou le pense, à l'évidence ;

    Il ne sent rien arriver,

    Continue à cultiver

    L'euphorie

    Et parie

    Sur demain, sans se priver.

     

    Le danger, bientôt, fragmente

    La musiquette charmante

    En silences tapageurs ;

    Les derniers accords majeurs

    Se délitent

    Ou militent

    Pour des solos naufrageurs.

     

    L'ange se réveille à l'heure

    Où demain n'est plus qu'un leurre ;

    Dieu qu'il te semble affadi

    Face au démon de midi

    Qui t'enlève

    À son rêve !

    Tu t'enfuis comme un bandit...

     

    Le danger, qu'il se prénomme

    Ennui, Lassitude, gomme

    Les promesses, les serments,

    Se moque des sacrements

    Quand il passe,

    Quand il casse,

    Détourne les sentiments.

     

     

     

     

    Le danger

    20760 © 2020


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